LES CÉTONES 

De toutes les substances que nous avons nommées, les cétones sont les représentants les plus évidents de la double activité des huiles essentielles : bienfaisantes lorsque bien dosées, toxiques au moindre excès de dosage ou lorsque cumulées. 

Quelques cétones  

anis cétone, artemisia cétone, acétone, italidones, fenchone, thuyone, isothuyone, bornéone, pinocamphone, verbénone, pinocarvone, menthone, isomenthone, pipéritone, carvone, atlantones, vétivone.....

Leurs principales propriétés : régénération du tissu cutané, cicatrisation ; action atiparasitaire, antibactérienne, antifongique, antivirale, antihématome, mucolytique et lipolytique. 

A très faible dose, les cétones sont stimulantes ; ce qui fait dire aux anglo-saxons (USA inclus) que romarins officinales est stimulant ; ils l'utilisent à raison de quelques gouttes dans une huile de massage par exemple. Pourtant dès qu'on dépasse les 3 gouttes en une prise per os, on obtient un effet calmant qui deviendra épileptiforme à 6 gouttes. 

Par contre, pour soulager des contractures musculaires, on peut pratiquer un plus fort dosage en externe, occasionnellement, c'est d'ailleurs ce qui explique l'efficacité de nombreuses préparations à odeur camphrée offertes pour soulager les douleurs musculaires, c'est aux cétones qu'on doit une grande partie de leur action. 

La toxicité des cétones s'établit ainsi : 

- per os +++++

- voie anale ++

- voie vaginale +

- voie percutanée +

- voie aérienne 

Elle dépend bien entendu des doses utilisées et des seuils de tolérance individuelle. 

Au regard du nombre d'accident déjà relatés sur des accidents, nous serons très prudent avec l'administration d'HE cétoniques. 

L'huile essentielle de Romarin, par exemple peut contenir 40% de plus de verbénone (et d'autres cétones dans le cas de transformation en laboratoire). Or le Romarin compte parmi les plantes les plus galvaudées au niveau de l'étiquetage, sachant qu'avec un litre d'HE, on peut faire jusqu'à 7 litres d'essence de romarin (toujours étiquette HE 100% pure), si vous ne connaissez pas le pourcentage exact des cétones, comment prévoir si ce romarin sera stimulant ou calmant, comment savoir si ces 3 gouttes que vous recommandez causeront une intoxication? 

L'effet cumulatif 

Les cétones non éliminés d'une première prise peuvent s'accumuler avec les prises subséquentes, c'est une question de métabolisme général (des cétones) et individuel. En effet, les cétones ont une très grande affinité pour les  lipides ; leur action lipolytique agit sur les graines de myéline du système nerveux, elles peuvent aussi causer une insuffisance hépatorénales avec albumine ; ce qui nous fait dire que faute de connaître parfaitement le système d'élimination de tel individu, nous nous tiendrons à la limite ou sous les doses permises. 

Les balises 

Prise orale 

ADULTE : 6 gouttes en 3 prises, cures brèves 3-7 jours

ADOLESCENT : 3 gouttes en 3 prises, cures brèves 3-7 jours 

FEMMES ENCEINTES-ENFANT : À ÉVITER 

Voie cutanée 

ADULTE : 1 millilitre réparti en 5 applications ou +, cures brèves

ADOLESCENT : 15 gouttes réparties en 5 applications ou + max. 3 jours

Voie aérienne 

Non recommandée sauf dans un cas spécifique, celui du thuya sur les affections respiratoires graves. Cependant, la présence d'HE cétonique dans des synergies pour diffusion, si le rapport ne dépasse pas 10%, est acceptable. 

© 2017 Ecole Française d'Aromathérapie N° W3330003449

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