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LE SYSTÈME MUSCULO-SQUELETTIQUE 

LE SYSTÈME MUSCULAIRE : 

le système musculaire est constitué de trois types de muscles qui enveloppent le squelette, tapissent la paroi des organes creux ou assurent la circulation du sang. Les muscles rattachés au squelette ont une structure striée : ils sont soumis à la volonté parce que leur action dépend d'un commandement qu'on leur donne. Ce sont les muscles qui assurent la mobilité de toutes les parties du corps ; même quand nous sommes assis, certains muscles sont nécessaires au maintien de la tête, à la position droite du dos.... 

Faites l'exercice suivant, maintenant : prenez un stylo dans vos mains, fermez les yeux et relâcher tous vos muscles. 

Le stylo est certainement tombé de vos mains ! Les muscles interviennent continuellement tant que nous sommes éveillés. Il faudra s'en souvenir lorsqu'on parlera de l'apport d'oxygène. 

Les organes creux comme l'estomac, les intestins sont également tapissés de muscles qu'on appelle lisses; ils ne sont pas striés. Ils ne dépendent pas de la volonté mais leur fonctionnement relève de stimuli fournis par le système nerveux autonome et par l'action de certaines hormones. 

Finalement, le muscle cardiaque est unique dans ses caractéristiques mais peut se rattacher aux muscles lisses par son fonctionnement. Il dépend d'un système intrinsèque de régulation, de stimuli du système nerveux autonome. 

Le combustible utilisé par les muscles pour se contracter provient de l'ATP (adénosine triphosphate). Cette substance à son tour est élaborée à partir de la réaction couplée de la créatine phosphate avec l'ADP (adénosine diphosphate). 

En d'autres mots, quand nous utilisons un muscle durant quelques secondes, nous utilisons de l'ATP. Or, les réserves, dans les muscles, sont peu importantes, elles sont vite épuisées ; il faut les renouveler. Cela se fera par interaction de l'ADP avec la créatine phosphate, par respiration cellulaire aérobie et anaérobie. Le muscle au repos ou en très léger effort puise l'ATP dans la respiration cellulaire aérobie(dégradation des acides gras). 
C'est un ensemble de réactions biochimiques appelé phosphorylation oxydative. 

Dans la respiration cellulaire aérobie, le glucose est scindé en deux molécules d'acide pyrivique, une partie sert à fabriquer un peu d'ATP. 

Quand le muscle et peu sollicité et qu'il dispose de suffisamment d'oxygène et de glucose, la cellule musculaire fabrique de l'ATP par une réaction aérobie. Mais si le muscle est sollicité fortement et longtemps, ce mode est trop lent pour fournir à la demande, alors l'acide pyruvique est transformé en acide lactique. Ouf, enfin un mot que nous connaissons bien. 

Lorsqu'il y a déficit d'oxygène, c'est l'acide lactique (résultat de la glycolyse) qui devient le produit de transformation du glucose. On parle alors de réaction anaérobie parce que ce processus ne requiert pas d'oxygène. 

Le mode aérobie produit vingt fois plus d'ATP par molécule de glucose. Mais le mode anaérobie produit l'ATP 2,5 fois plus vite. 

Illustrons ce fonctionnement par un exemple  : vous devrez courir au maximum de votre capacité pendant douze seconde. Pour cela, vous avez besoin de 6 litres d'oxygène pour profiter uniquement du mode aérobie. Mais votre corps ne peut fournir plus de 1,2 litre dans ce laps de temps. Vous avez une dette d'oxygène de 4,8 litres que vous devrez rembourser par une respiration profonde de plusieurs minutes après l'effort. Votre corps a produit et utilisé de l'acide lactique qu'il doit reconvertir en acide pyrivique, faute de quoi il restera entreposé dans le tissu musculaire et sera responsable des courbatures si pénibles le lendemain. 

Dans votre quotidien, quelle est l'application? C'est très simple : plus vous êtes en forme, plus vous êtes habitué à consommer de l'oxygène et plus vite vous disposez d'ATP. Par exemple, un marathonien consomme 45% de plus d'oxygène qu'une personne sédentaire. Encore l'oxygène et encore l'exercice physique. 

 

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