© 2017 Ecole Française d'Aromathérapie N° W3330003449

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LES INTOXICATIONS 

 

Les huiles essentielles que nous avons choisies dans cette formation ne sont pas toxiques à dose normale, en respectant les balises. Même en doublant la dose recommandée occasionnellement ! 

Mais nous pensons intéressant pour vous de comprendre pourquoi nous avons déterminé ces balises et de savoir, maintenant, quelles HE présentent des dangers particuliers. 

 

La toxicité des composantes :

 

PHOTOSENSIBILISANTE 

 

Responsables : coumarines et furocoumarines. Présentes dans les zestes d'agrumes en général et dans citrus bergamia zeste en particulier.
Symptôme : apparition de taches pigmentées indélébiles sur la peau. Peut favoriser la carcinogenèse. 
Solution : éviter l'exposition au soleil comme il a été dit fréquemment. 

ALLERGISANTE 

Responsables : lactones sesquiterpènes (laurus nobilis), cinnamaldéhyde (cinnamomum écorce), hydroperoxydes terpéniques (pinus pinaster résine ou térébentine). 
Symptôme : réaction cutanée allergique. 
Solution : éviter l'usage chez les sujets hypersensibles. 

HÉPATOTOXIQUE 

Responsables : les phénols (thymus vulgaris, satureja montana, origanum compactum, eugenia caryophyllata, cinnamonum feuille, mentha piperita... ) 

Symptôme : altération de la couleur du tissu du foie. Ce symptôme est impossible à vérifier, c'est pourquoi nous devons, nous devons, pour les HE hépatotoxiques, nous en tenir rigoureusement aux quantités et à la durée de la cure. Comme les phénols sont des composantes toxiques en général, nous avons une double raison d'être prudent. 
Solution : ne pas prolonger indûment la durée ou la quantité dans une cure, ajouter un stimulant du foie pour le jus de citron frais et d'huile d'olive bio. 

NÉPHROTOXIQUE

Responsables: les monoterpènes en interne, pinus pinaster oléosine, juniperus communis rameaux, santalum album. 
Symptôme : aucun de visu à court terme. 
Solution : limiter la prise de monoterpènes en interne (
pinède, terpinène, myrcène) aux doses recommandées. 

NEUROTOXIQUE 

Responsables : les cétones (dans les thuya occidentalis, helichrysum italicum, lavandula stoechas, saliva officinales, romarins off. berbenoniferum et camphoriferum, anethum gravelles, menthe piperita, carum carvi... ) 

Symptômes : atteinte du système  nerveux se manifestant par une excitation qui peut être suivie de stupeur, d'un état semblable à l'épilepsie et de dyspnée. 

Solution : limiter la prise de cétones aux doses recommandées en étant particulièrement vigilant en terrain fragile, chez les enfants, les personnes âgées. 

En conclusion, utilisez correctement les huiles essentielles que vous connaissez bien. Informez-vous en profondeur sur les nouvelles huiles essentielles que vous voulez expérimenter. Méfiez-vous des recettes sur internet, des recettes "de bonne femme" contenant des huiles essentielles ou des espèces botaniques sur lesquelles vous n'avez pas une information de source fiable. 

Tenez-vous loin des charlatans qui prescrivent des quantités qui éveillent vos soupçons.